Mon témoignage

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Je suis née dans ce que le monde appelle aujourd’hui « une famille chrétienne pratiquante ». J’ai de bons souvenirs de mon enfance : nous lisions et priions le soir en famille, nous priions avant chaque repas, nous allions à l’église tous les dimanches, j’étais à l’école du dimanche, puis je suis rentrée dans le groupe de jeunes duquel j’ai été responsable quelques années … Grâce à Dieu, je ne faisais pas partie de ces familles où on est tout beau, tout propre le dimanche devant les gens mais plein de vices cachés en privé : mon sentiment est que ma famille a toujours été la même, que ce soit à la maison ou devant les autres, et c’est pourquoi, j’ai toujours eu cette impression qu’être avec Dieu était bon pour moi et je me sentais épanouie.

Etant petite, je ne faisais que suivre les habitudes de mes parents. J’aimais bien ces habitudes, mais à vrai dire, ce n’était finalement que des habitudes. Un jour, vers l’âge de 12 ans, j’ai été interpelée par un petit feuillet, le genre de petit feuillet que l’on trouve dans les plans de lecture quotidien de la Bible. Je me souviens bien de ce feuillet : il se basait sur le passage de l’évangile de Matthieu sur les craintes du lendemain.

Matthieu 6:25-34

C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? De quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Et ce jour-là, j’ai vraiment pris conscience de Dieu, de sa grandeur et de sa réalité, en particulier dans ma vie. J’ai décidé de me confier à ce Dieu, d’apprendre à le connaître. Je lui confiais mes soucis et de ne m’inquiétais plus de rien car Il a dit dans la Bible qu’Il prendra soin de moi : alors je l’ai cru (n’est-ce pas là, la foi d’une enfant ?). J’ai commencé à prendre beaucoup de plaisir à découvrir plusieurs passages de la Bible au travers de mes méditations quotidiennes, les cours de l’école du dimanche (les ados-pré-ados) étaient devenus passionnants pour moi. On y parlait de l’histoire du peuple de Dieu, mais on abordait aussi beaucoup de sujets de notre quotidien. J’ai commencé à lire plein de livres intéressants dans lesquels j’ai un peu trouvé un mode d’emploi pratique de ce que je pouvais faire pour suivre Jésus. Les sujets étaient très nombreux : les finances, l’amitié, l’amour, la sexualité … Je priais Dieu quand j’étais déprimée, je chantais quand j’étais contente. Un jour, j’ai lu que Dieu donnerait simplement la sagesse à celui qui demanderait, alors j’ai demandé. J’ai lu qu’il fallait que j’obéisse à mes parents, alors j’ai essayé d’obéir tant bien que mal. Avant je parlais beaucoup et disais parfois vraiment n’importe quoi, voire des grossièretés, mais j’ai lu que ce n’était pas bien, que la langue pouvait faire beaucoup de mal et qu’il fallait obéir alors je n’ai plus parlé autant (ce qui explique d’ailleurs en partie mon caractère d’aujourd’hui). A l’école, mes amies commençaient à avoir des comportements douteux, donc j’ai décidé de changer de cercle d’amies. Bref, je faisais mes 1ers pas dans la vie chrétienne, avec la simplicité d’une enfant et avec un peu de recul, je me rends compte que j’y mettais déjà beaucoup de zèle.

Mes parents m’ayant fait baptiser bébé, j’ai confirmé ce « baptême » dans mon adolescence. Ce jour-là, j’ai pris l’engagement devant Dieu et devant la communauté, d’être fidèle à Dieu et de le servir de mon mieux. Plus le temps avançait, plus j’avais toujours soif d’en savoir plus. Je m’investissais beaucoup dans les activités de l’Eglise, et j’aimais tout ça. Je cherchais les livres qui correspondaient à mes sujets du moments : le mariage, la louange, la musique, le leadership, les talents … On peut dire que c’est une phase où je me suis énormément cultivée sur les choses qui m’intéressaient, j’avais besoin d’avancer et je m’en donnais les moyens. Un peu comme les jeunes femmes dépensent leur argent dans les magazines de mode, j’ai une collection de livres chrétiens assez conséquente sur un certain nombre de sujets. Je ne voulais pas que ma vie soit seulement pleine de principes théoriques, je voulais le vivre, sincèrement.

Parallèlement à cela, j’ai beaucoup aimé écouter le gospel urbain. C’est un style qui s’est approprié les sonorités actuelles (de l’époque) pour l’utiliser dans le cadre de sa vie chrétienne. Mon lecteur MP3 était donc plein de ces chansons là, et je me sentais bien quand je les écoutais : un peu comme tout un tas d’émotions qui me faisaient « ressentir » Dieu. Je considérais parfois que le fait d’écouter ces musiques me suffisait pour rester connectée avec Dieu.

Dans le cadre de mes études, je suis partie de ma ville natale. J’ai continué à fréquenter une église, mais avec beaucoup moins d’investissement qu’auparavant. Pour être honnête, cela m’a un peu manqué de ne plus me démener et aussi de ne plus être entourée par des personnes courant vers les mêmes buts que moi et aussi motivées. Puis ma vie professionnelle a commencé. Ma petite routine continuait toujours : lecture quotidienne de ma Bible avec mon petit plan de lecture, prière, écoute des chansons évangéliques, … Finalement, je me sentais à l’aise, d’autant plus que dans ma vie, malgré quelques blessures très douloureuses que Dieu a su guérir, tout se passait pour le mieux : mari parfait pour moi, bon travail, bonne santé …

Des amis nous ont proposé de participer à un concert évangélique organisé pour un réveillon. Mon mari et moi sommes alors entrés dans ce qui était alors le groupe. Les différentes rencontres et représentations que nous avons pu faire m’a permis de voir des gens vivre leur vie chrétienne différemment. Certains parlaient bien plus souvent de Jésus que je ne pouvais penser. Moi qui croyais être « plutôt pas mal », j’ai senti que ma relation avec Jésus n’était pas si avancée que ça. Franchement, comme le jeune riche qui a demandé à Jésus ce qu’il fallait faire pour avoir la vie éternelle, je pensais que j’avais plutôt bien obéi à la plupart de commandements jusqu’à présent, que je n’étais pas trop sale. Et finalement, avec les circonstances, je me demandais si je ne faisais pas un peu du surplace.  Je crois que mon orgueil en a pris un petit coup, mais grâce à Dieu, cela m’a permis d’avancer un peu plus dans ma vie, de me rendre compte qu’il y avait encore beaucoup de superficialité dans mon attitude et de corriger le tir.

A force de côtoyer des personnes ayant des convictions fortes, on finit par être également transformé. Je pense qu’on change de l’intérieur, mais que, parfois inconsciemment, par imitation, on devient simplement « comme » les personnes qu’on fréquente. Ce qui s’est passé, c’est que ma « petite routine » a un peu changé. Disons qu’elle s’est adaptée à ma nouvelle vie, un peu à l’image des nouveaux courants que je connaissais. Je pensais que Dieu rafraîchissait un peu notre relation et je continuais à toujours chercher à entendre mieux sa voix.

Avec la naissance de notre premier enfant, j’ai compris que finalement, je tenais beaucoup à ma vie et mes petites habitudes, à moi-même. Disons que je n’avais plus de temps « pour moi ». Je me demandais parfois si j’avais vraiment renoncé à ma vie, si j’avais tout donné à Dieu ou si je ne faisais que le dire. Alors j’ai encore choisi de le chercher encore plus. Mon temps commençait à être très limité, et le rare temps libre que j’avais, j’essayais de dormir. Pour dire, je n’avais parfois même pas le temps d’aller aux toilettes. Bien évidemment, cela a commencé à être compliqué de lire des livres, donc j’ai commencé à plutôt écouter des prédications, mais aussi à écouter plus souvent la Bible (Bible en mp3). Notre fils ne supportant pas l’immobilité, j’ai beaucoup marché (dans la maison), ce qui m’a permis aussi de beaucoup prier et chanter. C’est une période où Dieu m’a beaucoup travaillé et je me suis rendue compte que j’avais souvent prier du bout des lèvres auparavant.

Puis, nous avons commencé à retrouver nos amis chrétiens, et je voyais que quelque chose était en train de se passer au sein de notre groupe. Je ne le savais pas encore, mais Dieu avait commencé un réveil dans cette petite communauté. Le temps passait, et plusieurs choses se bousculaient un peu dans ma tête et commençaient à me préoccuper un peu plus sérieusement : je réfléchissais à certains sujets qui me revenaient fréquemment, je pensais aux compromis, sans comprendre vraiment en quoi j’étais concernée pensant, comme je l’ai dit plus haut, que j’étais finalement « pas si mal que ça ». Je pensais aussi au baptême, à sa signification. Je ne savais pas très bien pourquoi toutes ces questions tournaient dans ma tête, j’ai essayé de trouvé des réponses, comme dans mes habitudes passées, dans les livres, sur Internet, auprès des pasteurs, … Rien n’y faisait jusqu’à ce que je revienne à la Parole de Dieu et surtout jusqu’à ce que Dieu ait choisi d’ouvrir mes yeux et touché mon coeur. Cela peut paraître étrange avec du recul, mais j’avais cherché partout, autour, alors qu’il suffisait de me confier dans sa Parole et d’être réceptif à sa voix. Je sais aussi que beaucoup de personnes ont prié pour cela. J’ai compris la signification de la mort aux péchés avec Jésus, j’ai compris toute l’importance de la croix, que c’était vital ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, malgré toutes ces années de piété, une évidence a sauté à mes yeux : je n’avais pas encore tout abandonné à la croix. J’avais vécu beaucoup de choses, mais je me contentais de ce qui était à ma portée. C’est un peu comme si pendant tout ce temps, j’avais adapté tant que je pouvais ma vie du monde à la sauce chrétienne. J’avais suivi beaucoup de principes, oui, souvent en suivant les yeux fermés beaucoup d’enseignements « humains ». Je vivais ma vie chrétienne par procuration, sans forcément suivre Jésus : en fait, je suivais des gens (qui, eux-mêmes, suivaient des gens ?) qui suivaient Jésus, et c’est vrai que beaucoup sont des témoignages vivants de la puissance de Dieu en eux, mais qu’à force de suivre quelqu’un qui suit quelqu’un qui suit quelqu’un qui suit Jésus, le message personnel de Dieu pour moi a été dilué. Et là, c’est un peu comme si tout s’effondrait. Pendant toutes ces années, j’avais réellement cherché Dieu, chercher à lui obéir, mais c’est comme si un jour, Dieu a choisi d’enlever tous ces intermédiaires, de déchirer le voile qui me séparait encore de Lui, comme s’Il avait décidé d’ouvrir mon coeur à la Vérité. Je pense que Dieu m’a formé pendant toutes ses années et il a fallu tout ce temps pour en arriver à ce constat : même si j’avais appris beaucoup de choses sur Dieu, je n’avais pas vraiment compris de ce que signifiait vraiment naître de nouveau. Est-ce que je connaissais vraiment ce Seigneur que je priais pourtant si souvent ou est-ce que je m’étais fait une belle image édulcorée de Jésus qui correspondrait le mieux à mes besoins ? Lorsque j’ai vraiment compris comment tous mes péchés avaient été ensevelis lorsque Jésus est mort, j’ai vraiment compris et accepté le sens du baptême et j’avais foi que Dieu avait fait de moi une nouvelle créature. Et gloire à Dieu, Il a permis que mon mari et moi soyons touchés ensemble !

Colossiens 2:8-15

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair: ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Ce jour-là, j’ai été réveillée plusieurs fois dans la nuit car, bien qu’ayant accepté de me consacrer de tout mon coeur au Seigneur, je n’avais pas encore eu la révélation des choses concrètes sur lesquelles Dieu voulait que je change. Ainsi, Dieu me montrait, point par point, les comportements qui ne lui plaisaient pas et sur lesquels je devais me repentir. Certaines choses relevaient vraiment du détail, mais cela faisait pourtant partie des choses à changer. Cela a continué jusque dans la journée suivante (et d’ailleurs, cela continue encore aujourd’hui, en marchant par l’Esprit). Et là encore, miracle du Seigneur, Dieu a parlé également à mon mari. Le soir, nous nous sommes retrouvés pour nous confesser l’un et l’autre nos péchés. Non pas seulement ceux qui concernent directement notre couple, mais toute notre vie passée. Malgré des choses difficiles à dire, notre couple était rempli de l’amour de Dieu et de son pardon. C’était vraiment une nouvelle vie qui commençait là pour nous et un sujet de reconnaissance, car Dieu a transformé notre vie personnelle et celle de notre couple pour que nous puissions avancer ensemble. Comme jamais auparavant, notre couple a été uni et renouvelé par Jésus.

Et c’est ainsi que tout a commencé. Aujourd’hui, il me serait difficile de raconter combien Dieu a changé mon coeur, et continue de me façonner à chaque jour qui passe. Mais c’est ce que j’ai essayé de faire dans ce site. Je ne suis pas parfaite, je tombe encore souvent mais une chose a changé : c’est que je ne supporte plus ce péché, ces choses parfois si insignifiantes que je tolérais avant en me disant que ce n’était pas grave (même si au fond, je savais que ça ne plaisait peut être pas à Dieu, mais je ne cherchais finalement pas vraiment sa volonté). Aujourd’hui, je prie que Dieu touche vos coeurs et change vos vies, comme Il l’a fait dans notre famille.

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2 réflexions au sujet de « Mon témoignage »

  1. Bonjour Ella !
    Merci pour ce témoignage qui m’encourage en tant que maman, et qui me rappelle que nous semons dans le coeur de nos enfants, et que Dieu, qui est fidèle, va continuer en travaillant leur coeur y compris durant le reste de leur vie loin de nous 🙂 !

    1. Ravie que cela ait pu t’encourager ! Que le Seigneur accompagne chacun dans sa mission respective, en particulier dans notre rôle de maman, qui est parfois assez sous-estimé 😊 ! Sois bénie !

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