« Comment as-tu rencontré le Seigneur ? »

Ta conversion, c’est souvent un des 1ers sujets abordés quand tu commences à parler avec d’autres chrétiens (sauf si tu n’as jamais vu d’autres chrétiens que ceux de ton assemblée, mais ça, c’est encore une autre histoire). Quand t’es-tu converti, comment as-tu rencontré le Seigneur ? Je vous avoue que je n’ai pas été très à l’aise les 1ères fois qu’on m’a posée cette question. Je connais bien mon parcours avec Dieu, mais est-ce que je peux dire que j’ai été sauvée quand j’ai donné ma vie à Jésus à 12 ans, même s’il y avait plein de choses qui me dépassaient ? Ou quand j’ai commencé à obéir à tout ce que je comprenais dans la Bible ? Ou quand j’avais terminé le « cursus officiel » pour apprendre les fondamentaux de la Bible ? Ou quand j’ai confessé publiquement ma foi devant mon église ? Ou quand j’ai été baptisée ? Ou quand je me suis repentie de « tous mes péchés » ? Aujourd’hui, j’aimerais parler de conversion, de salut, de foi, de ces petits (gros ?) sujets qui empêchent certains d’avancer. Ceci n’est pas une étude biblique, mais plutôt un témoignage de ce que Dieu a mis sur mon cœur.


À quel moment t’es-tu converti ? Certains répondront avec précision, d’autres un peu plus vaguement sans vraiment trop savoir. Personnellement, aujourd’hui je sais que je me suis convertie au moment où j’ai placé ma foi en Jésus. Plus précisément, au moment où Dieu m’a touchée, où j’ai pris conscience que j’avais besoin de Lui, que ma vie avait besoin d’être changée et que la solution à ce problème se trouvait en Jésus. Je suis sauvée par la foi. Quand je lis les Écritures, je vois des personnes qui croient et qui, quasi immédiatement sont baptisés, et donc considérés comme convertis, selon ce que je comprends de ces passages. En gros, ils ont reçu le message, qui a duré maximum quelques heures (mais pas des jours ou des mois…), ils ont cru et accepté ce message, et ils ont « officialisé » cette décision. C’est pas simple la vie ? Ah oui, mais s’il a pas vraiment compris, est-ce qu’il est « vraiment » converti ? Quand je me suis convertie, j’étais bien loin d’avoir tout compris (et encore aujourd’hui, d’ailleurs).  Parfois, quand on se convertit, on a vraiment envie d’y croire mais on n’a pas encore vraiment vraiment cette assurance d’être sauvé. D’autant plus si tu es né dans une famille chrétienne et que tu as l’impression d’être tombé dedans quand tu étais petit. C’est comme s’il nous fallait un petit truc en plus, un signe ou je ne sais quoi. Comment est-ce que tu sais que tu crois seulement avec ta tête ou de tout ton être ? Est-ce que croire de tout son cœur, ça signifie que tout à coup, tu deviens une personne parfaite, qui ne fait plus jamais d’erreurs ? Pour ma part, lorsque je me suis convertie, je n’avais pas tout saisi mais il y avait ce « quelque chose » qui me poussait à croire que malgré mon manque de connaissance et d’expérience, j’étais sauvée. « Quelque chose » qui me poussait à prier ce Dieu, que je ne connaissais pas vraiment, mais qui pourtant, acceptait d’être si proche de moi. « Quelque chose » qui me poussait à ouvrir ma Bible et à la dévorer parce que j’aimais ça. « Quelque chose » qui me poussait aussi à agir différemment, à changer des choses dans ma vie. Ce n’était pas forcément la révolution comme dans certains témoignages, je passais même, dans ma candide jeunesse, à côté de péchés auxquels j’ai honte d’y penser aujourd’hui (mais qui, merci Seigneur, sont effacés). Je n’avais pas tout compris mais c’était tout de même le début de ma marche avec le Seigneur. Ce « quelque chose » dont je vous parle, ça aurait pu être simplement ma « bonne conscience » ou l’importance que j’accordais au regard des autres. Mais non. Et je ne l’ai compris qu’après. Ce « quelque chose », c’est Dieu qui commençait à travailler patiemment mon cœur (Il est Super Patient, d’ailleurs). Lorsqu’on devient enfant de Dieu, par la foi, Dieu nous donne aussi ce précieux cadeau qui va de pair avec notre nouvelle identité : le Saint-Esprit. C’est Lui qui fait naître en nous certaines convictions. Dont la conviction que nous sommes bien enfants de Dieu. Mais aussi la conviction de péché, qui nous mène à la repentance. Et bien d’autres convictions qui nous guideront (toujours conformément à la Parole) dans notre marche avec Dieu. Si la conversion n’est que le début de l’histoire, il est important d’en connaître la suite.


Pour être sauvé, suffit-il de « croire » ? C’est toujours assez délicat de parler de ces choses là. En fait, d’un côté, tu peux avoir des chrétiens qui croient « vraiment », qui ont la foi, mais qui restent encore dans le doute concernant leur identité et qui cherchent éperdument le Seigneur de tout leur cœur sans pour autant avancer. Et de l’autre côté, tu peux avoir ceux qui sont convaincus d’être sauvés parce que, un certain jour dans leur vie, ils ont « accepté Jésus » mais que depuis, la vie continue tranquillement son cours comme avant, comme si rien n’avait changé. De quel côté êtes-vous, à gauche, à droite, au milieu (?), ce n’est pas à moi de vous le dire (ni à votre voisin d’ailleurs).  La seule chose que je peux dire, c’est que la foi que je place en Jésus-Christ s’accompagne nécessairement d’un changement. Ce ne sera pas forcément le chemin de Damas (même si je crois vraiment qu’il y a un avant/après), mais je suis convaincue que Dieu agit dans le cœur de celui qui s’est confié honnêtement en Lui. Lorsque tu te convertis, Dieu te donne un cœur nouveau qui fait naître en toi des aspirations nouvelles. Cela ne vient pas de toi. L’homme de bien tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur. Et seul Dieu change le cœur. Ton être intérieur transforme ton comportement extérieur. Dieu nous a donné sa Parole, la Bible, pour apprendre à le connaître, pour être nourris et guidés dans notre quotidien. La Parole n’est vivante que si elle est mise en pratique, que si elle ne demeure pas « lettre morte ». Dieu nous parle au travers de son Saint-Esprit, qui travaille en nous. Il met également des ressources sur notre chemin : des personnes, des évènements, … Dieu parle de tant de façons, et refuser de l’écouter, c’est un peu comme faire mourir la foi qui est en toi. Et si ce que tu crois n’est plus cohérent avec ce que tu vis, comment peut-on alors parler d’une foi authentique ? Si tu crois que tu es chrétien, mais que tu laisses Jésus dehors alors qu’il ne cesse de taper à la porte de ta vie, est-ce que tu es sauvé ? Quand tu crois vraiment qu’il va pleuvoir, tu mets ton k-way ou tu amènes ton parapluie (sauf si tu préfères être tout mouillé …). Oui, je suis sauvée par la foi. Mais la foi morte peut-elle me sauver ? 
Alors, converti ou pas, c’est à toi de te mettre devant Dieu et de faire le point. Allez, il est encore temps !

Là-dessus, Philippe, prenant la parole, et commençant par cet endroit de l’Ecriture, il lui annonça Jésus. Et comme ils allaient par le chemin, ils arrivèrent à un endroit où il y avait de l’eau; et l’eunuque dit: Voici de l’eau; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé? Et Philippe lui dit: Si tu crois de tout ton cœur, cela t’est permis. Et l’eunuque, répondant, dit: Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Actes 8:35‭-‬37

Quelqu’un dira: Tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi par tes œuvres, et moi, je te montrerai ma foi par mes œuvres. Tu crois qu’il y a un seul Dieu; tu fais bien; les démons le croient aussi et ils en tremblent. Mais, ô homme vain, veux-tu savoir que la foi qui est sans les œuvres est morte?
Jacques 2:18‭-‬20

Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu. Ainsi vous n’avez point reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba, c’est-à-dire Père. C’est ce même Esprit qui rend témoignage à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu.
Romains 8:14‭-‬16

Toutefois, je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra point à vous; et si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement.
Jean 16:7‭-‬8

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