Le jour où j’ai avancé

Prudence ou peur ?

Je crois que je suis du genre «réfléchie» : je peux réfléchir (très) longtemps avant de partager quelque chose, je peux ne rien dire car mon avis ne ferait «rien» avancer, je ne me décide pas tout de suite même pour certaines choses banales … On peut voir cela comme de la précaution ou même une certaine sagesse. On peut aussi voir cela comme de la frilosité, voire la peur de dévoiler qui je suis «vraiment». Je crois que c’est un peu un mélange des 2, en fait …

Un pas à la foi(s)

Dans ma marche chrétienne, j’ai souvent chercher «la volonté de Dieu pour ma vie». Rien de mal à cela, je pense. Sans vision, sans objectif, on peut facilement se perdre, non ? Mais un jour, j’ai «compris». Enfin, pas par moi-même 😁 ! Ce que Dieu veut, ça commence maintenant. Je ne savais pas vraiment vers où j’allais, mais j’ai compris qu’il fallait que j’avance par la foi : un pas à la foi(s) comme j’aime bien le dire. J’ai commencé à faire les petites choses que Dieu me demandais de faire. L’obéissance au quotidien. Puis au fur et à mesure, son plan devient de plus en plus clair. Je ne dis pas que Dieu ne révèle jamais clairement ce qu’Il va faire. Il l’a déjà fait, et Il le fera encore. Il peut le faire dans certains domaines de ma vie, mais me dire d’avancer «les yeux fermés» dans d’autres domaines. Dieu n’est pas dans une boîte carré, limitée par mes pensées. Il est au-delà de tout.

J’y vais, j’y vais pas, j’y vais, j’y vais pas

Pour en revenir à mon caractère réfléchi, il m’a parfois joué des tours. Vous connaissez cette crainte de ne pas faire ce qu’il faut, de faire une boulette, du syndrome «et si … ?», … J’ai peur de l’échec. J’ai peur du «qu’en dira-t-on ?». J’ai peur de l’opinion de ceux qui m’entourent. Pas plus tard qu’hier, j’ai «senti» qu’il fallait que je parle à une personne que je ne connaissais pas. J’ai tergiversé, j’y vais, j’y vais pas, j’y vais, j’y vais pas. Bon, j’aurais aimé vous dire que j’y suis allée, et que cette rencontre a été bénie … mais malheureusement, je n’ai rien fait, je suis juste restée dans ma zone de confort, contente de retrouver mes amis. C’est à cause de ces moments là (ceux que j’ai loupés) que j’ai longtemps «stagné» dans ma marche.

«Mes brebis connaissent ma voix»

Et Dieu dans tout ça ? Je crois qu’on a plutôt tendance à ne rien faire par principe de précaution que l’inverse. Pour moi, tout a changé quand j’ai «fait» au lieu de réfléchir. Il m’arrive (comme hier) de rater le train, mais maintenant au moins, je me rends compte que je l’ai raté. Je fais au lieu de réfléchir, c’est à dire que bien que n’étant pas vraiment sûre de la voix (la voie ?) du Seigneur, j’obéis en acceptant d’être corrigée s’il le faut. Et en fait, je ne le savais pas au début, mais c’était vraiment sa voix. Et jour après jour, circonstance après circonstance, Dieu parle et j’apprends à le connaître (et le reconnaître). Il confirme et Il corrige. Il façonne. C’est mon Père, mon Potier, mon Berger, mon Maître.

«Mais ceux qui comptent sur l’Éternel …»

Dieu est fidèle, ceux qui ont à coeur de lui obéir sincèrement, Il les conduit. Je n’ai plus autant d’«hésitations» qu’avant parce qu’aujourd’hui, je sais qui je suis, en Christ, et «je l’assume». Je ne fais pas non plus tout sans réfléchir, mais je commence, seulement grâce à Dieu, à rééquilibrer la donne. Je ne passe pas mon temps à réfléchir (comme pourraient d’ailleurs le faire croire mes articles …), mais j’agis. Attention, encore une fois, je parle de mon cas personnel, et peut-être que Dieu vous dit aussi clairement, à vous, de vous poser à cet instant t au lieu de vous agiter pour beaucoup de choses. Je ne veux pas faire croire au monde que je suis parfaite : j’accepte simplement de tomber et de me relever, j’ai un Dieu qui se charge de me parfaire. Et mine de rien, j’apprends à courir ! Alors, merci Seigneur !

Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur et ne t’appuie pas sur ton intelligence! Reconnais-le dans toutes tes voies et il rendra tes sentiers droits.

Proverbes 3:5‭-‬6

Soyez bénis !

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